Principales pathologies



Il existe de nombreuses pathologies pouvant menacer nos sauriens en captivité, nécessitant un dépistage rapide afin d'aiguiller le plus rapidement possible l'animal chez un vétérinaire spécialisé.
La plupart des pathologies proviennent d'une maintenance inadaptée, et/ou à un aménagement défectueux.

Nous différencierons les pathologies d'origine traumatique, métabolique et infectieuse.

A. Les problèmes liés à la maintenance :


Un caméléonarium doit à tout pris être grillagé et ne comporter aucune paroi en verre, afin de limiter les risques d'abrasion rostrale et de stomatite découlant de cette dernière.
De plus le stress permanent infligé par un reflet entraînera très souvent un refus de s'alimenter, et un effondrement des défenses immunitaires pouvant rendre pathogène certaines bactéries présentes dans la flore des animaux.

L'humidité du milieu d'élevage, lorsqu'elle est insuffisante pourra engendrer des problèmes de mue ou des problèmes oculaires, ainsi que de transit intestinal.
Lorsqu'elle est trop élevée et/ou stagnante, elle peut entraîner des dermites et mycoses.

Une lampe placée à l'intérieur du terra ou trop près du grillage du toit peut entraîner des brûlures plus ou moins graves, notamment au niveau de la face ventrale, plus fine et sensible et moins sensible.

Un mauvais aménagement du terra avec des éléments non stables et inadaptés peuvent entraîner des fractures diverses et variées.
Ceci pouvant également entraîner une rétention d'oeufs ou dystocie si celle-ci ne trouve pas un endroit adapté pour pondre.

B. Les problèmes liés à l'alimentation :


Un éclairage inadapté au niveau intensité, spectre lumineux et émission d'UV peut engendrer des problèmes métaboliques, notamment au niveau de l'absorbtion de la vitamine D3 par l'intestin ( manque d'Uvb), engendrant une maladie ostéométabolique : la MOM.
Celle-ci est d'autant plus facilement contractée si s'ajoute à cela des problèmes de carences nutritionnelles, à savoir une balance phospho calcique déséquilibrée, trop pauvre en calcium si l'alimentation n'est pas assez variée et compte de nombreuses proies riches en phosphore, tels les vers de farine, morio et teigne de ruche.
Un mauvais dosage des supplémentassions vitaminique peut également conduire à certaines hypervitaminoses, engendrant oedème gulaire et autres troubles pathologiques nuisant à la longévité de l'animal.
La taille et la rigidité des proies peuvent également blesser la cavité buccale ou les yeux de l'animal.

C. Problèmes liés aux animaux d'origine sauvage :


Les spécimens capturés dans la nature sont souvent parasités, soit de manières externe par des sous filaires cutané ou des tiques et acariens, soit de manière interne par différents germes et flagellés.
Il est également possible de s'approprier une femelle venant d'être fécondée dans son milieu naturel, avec les problèmes de dystocie liés à son état.

D. Pathologies :


1. L'abrasion rostrale :


Cette affection se déclare lorsque l'animal se frotte en permanence le rostre contre les parois vitrées du terrarium car celui-ci ne distingue pas les parois transparentes.
Il en résulte une usure des écailles rostrales et nasales, pouvant aller jusqu'aux structures osseuses sous jacentes.
Le derme ainsi mis à nu peut facilement devenir le siège d'infections bactériennes entraînant stomatites, ostéites et ostéomyélites.
Un vétérinaire est alors nécessaire pour la prescription d'une antibiothérapie et d'une pommade cicatrisante.

Il est alors impératif de traiter la cause du problème, à savoir le terrarium :
Pas de parois en verre, de nombreuses cachettes, du calme, et éviter de placer à proximité du terrarium un élément pouvant inciter l'animal à tenter de traverser les parois pour la rejoindre (plante par exemple)

2. Les brûlures :


Ces traumatismes sont liés à la présence d'un cordon chauffant ou d'une lampe accessible par l'animal, ou à une distance insuffisante entre le toit grillagé et les lampes sus-jacentes.
Il est supposé que les reptiles n'associent pas directement douleurs et chaleurs excessives, d'où la possibilité de se brûler au troisième degré avant de se dégager de la source brûlante.

Il existe différents stades de brûlures :

a. Le premier degré :


Brûlures superficielles atteignant l'épiderme. Elles se composent d'érythème, ecchymoses et phlyctènes (cloques)
Il est primordial d'appliquer des compresses d'eau fraîche dans les premières heures suivant la brûlure, de ne pas percer les cloques, et de nettoyer les plaies à l'aide de Vétédine savon.
Il faut recouvrir la zone avec de la pommade cicatrisante que vous aura prescrit le vétérinaire.

b. Le deuxième degré :


L'épiderme est totalement détruit et le derme est atteint, entraînant un oedème sous cutané et un suintement de la plaie.
Il est primordial de consulter un vétérinaire car ce type de brûlure impose une antibiothérapie, éventuellement un rééquilibrage de la biométrie sanguine, et une assistance alimentaire.

c. Le troisième degré :


Destruction totale de la peau, de son innervation et de sa vascularisation.
La marche à suivre est la même que pour les brûlures du second degré.

3. La coprostase :


"La stase stercorale, ou coprostase, se définit comme un ralentissement du transit intestinal entraînant un retard et une raréfaction de l'émission de selles, d'origine fonctionnelle ou organique".
Elle survient dans la plupart des cas suite à une ou plusieurs erreurs de maintenance :
Température trop basse empêchant la dégradation enzymatique des aliments
Hydratation insuffisante
Proies de taille inappropriée ou trop chitineuses
Ingestion de substrat (pour ceux qui utilisent encore des copeaux de bois par exemple)

Il est donc important de ne pas sur nourrir un caméléon, d'autant plus s'il s'agit d'une femelle qui sera d'autant plus sujette aux pontes blanches qu'elle est sur nourrie.
Le ou les jours de diètes dans la semaine permettent de ne pas surcharger le transit et de laisser le bol alimentaire progresser normalement dans le système digestif.

Les signes cliniques sont avant tout une absence de selles malgré une alimentation normale, et on peut distinguer une masse entre les cotes et les ailes iliaques à la palpation.

Le traitement sera composé de bains tièdes de 15 minutes (avec de la camomille), et en l'absence de résultat, faire doser par un vétérinaire en fonction du poids de l'animal, de l'huile de paraffine ou de pépin de raisin.

4. Les dermites :


Altération cutanée d'étiologie multiple entraînant une modification de l'aspect de la peau.
Elle peut être d'origines diverses :
-Traumatique : consécutive à une morsure, brûlure, ou abrasion rostrale.
-Bactérienne : par colonisation, le plus souvent à cause d'un mauvais paramétrage de l'hygrométrie ou dans le cas d'un manque d'hygiène.
-Parasitaire : tique, acariens, nématodes ou filaires.
-Tumorale.

Une fois traitées, ces affections peuvent laisser des cicatrices ne comportant par d'écailles kératineuses, entraînant une disgrâce certaine sur la robe d'un saurien aussi coloré que le caméléon.

Les dermites ayant quasiment toute une origine liée à une mauvaise maintenance, il faut impérativement pallier à ces défauts :
Régler l'hygrométrie,
Veiller à l'hygiène du substrat,
Veiller à ce que les lampes et toute partie chauffante soit hors de portée, à savoir à l'extérieur du caméléonarium
Assurer un renouvellement suffisant de l'air (en utilisant de larges faces grillagées, en en proscrivant des matériaux tels que verre ou plexiglas.

Il est important qu'un vétérinaire identifie précisement l'origine de la lésion afin de choisir le traitement adéquat.
Afin d'éviter toute automédication aucune molécule ne sera évoquée sur ce chapitre, le diagnostique vétérinaire est indispensable.

5. Les diarrhées :


Une diahrée se caractérise par des selles anormalement molles voire liquides, le plus souvent accompagnées d'une odeur peu habituelle.
Elles peuvent être la résultante d'un paramétrage inexacte des paramètres de maintenance (température), ou le plus souvent, à infection virale ou bactérienne, ou une parsitose.

Le plus important, après vérification des paramètres de maintenance, est de procéder à un examen des selles en coproculture, afin de diagnostiquer l'élément responsable, et d'adapter le traitement requis.
Le tout chez un vétérinaire naturellement.

6. La dystocie :


C'est le nom barbare utilisé pour qualifier une rétention d'oeufs, fécondés ou non.
Cela va de soi que cette affection ne concerne que les femelles.

Ceci peut avoir lieu pour plusieurs raisons :
-force est de constater qu'une femelle sur nourrie en captivité pourra mener une maturation folliculaire entraînant la formation d'oeufs non fécondés, qui sont souvent difficiles à expulser, par non déclenchement de la ponte par non maturité complète de l'oeuf.
-Par l'absence d'un lieu de ponte adaptée ( ou par la capacité de certaines femelles difficile à ne vouloir pondre que dans des lieus incongrus, tel que le ficus du salon alors que tout est présent dans le terra, non, je ne fais pas allusion à Mlle johnst de citronbleu^^)
-Le stress-la reproduction d'une femelle avant l'age de maturité sexuelle.
-une hypocalcémie entraînant une non maturation des oeufs.
-infection
-déshydratation ou malnutrition.

Souvent, les femelles en rétention présentent des symptômes d'anorexie, d'une forte diminution de l'activité, et une augmentation notable de la taille de l'abdomen, ou le relief des oeufs est parfois visible ou palpable.

Mais les femelles s'arrêtent couramment de manger quelques semaines avant la ponte, et finssent souvent avec de forts signes de déshydratation, à savoir, une diminution du volume du casque et des yeux plus enfoncés dans les orbites.

Un examen radiologique permet le plus souvent de diagnostiquer une stase des oeufs.

Si la dystocie est entraînée par une stase fécale empêchant l'expulsion normale des oeufs, des laxatifs (huile de pépin de raisin ou de paraffine) peut résoudre le problème.
Si celle ci est engendrée par une malformation des os du pelvis ou une torsion de l'oviducte, le traitement est chirurgical.

Dans les cas liés au stress ou à la maintenance, plusieurs sites de pontes avec des substrats différents ( 1/3 sable fin et 2/3 tourbe blonde), voir à des hauteurs différentes, une mise au calme, avec parfois une légère augmentation de la température peut mener à une ponte normale.

Pour les stases liées à une hypocalcémie, un rééquilibrage de cet électrolyte après dosage vétérinaire sera prodigué, ou des injections ocytocine pour le cas des stases simple.

Il reste primordiale d'effectuer une prévention, en veillant à un apport suffisant en calcium au niveau des proies qui doivent être raisonnablement supplémentées, à l'aménagement de site de ponte adéquats, ainsi qu'à une isolation de la femelle dans un endroits calme et à l'abri du regard des autres caméléons.
Une femelle doit être abondamment abreuvée après une ponte, et alimentée à l'aide de proie de tailles raisonnablement petites.

7. L'hypocalcémie :


Les insectes d'élevage sont généralement administrés sans une réelle qualité nutritive car souvent maintenus sans nourriture appropriée avant d'être donnés en pâture.
La supplantation doit donc être effectuée au minimum une fois par semaine chez les adultes, deux à trois fois par semaines chez les juvéniles, et deux fois par semaine chez les femelles gravides afin d'éviter toute dystocie liées à une stase hypoclacique ou un défaut de contraction des muscles lisses responsable de l'éjection des oeufs.

Elle peut être également engendrée par un manque d'exposition aux uvB (responsable de l'absorption calcique au niveau intestinal) d'ou l'intérêt majeur d'utiliser une vitalux ou une sanolux.

Cette pathologie n'est pas à prendre à la légère car elle peut entraîner, outre les dystocies, des problèmes de tremblements et de contractions musculaires, des myoclonies, une atonie, une maladie ostéo métabolique (MOM) caractérisée par des fractures spontanées, _une mâchoire élastique, et chez les sujets en plein croissance, on obtient des malformations du casque et des membres définitives.

L'organe principal de chasse peut également être touché, les problèmes de propulsions de la langue étant fréquents dans ce genre d'atteinte.

8. L'insuffisance rénale :


Atteinte du système rénal, causée par plusieurs facteurs, dont :
Déshydratation chronique
Hypervitaminose D3 (donc attention à supplémenter avec parcimonie)
Injection de certains antibiotiques qui entraînent des crises de goutte viscérale
Infection bactérienne ou parasitaire.

On constate une anorexie, un amaigrissement et des myoclonies chez le reptile atteint.
Une des conséquences de cette pathologie est l'hypertrophie des reins, qui vont occuper trop de place dans la cavité abdominale (on peut procéder à une palpation en avant de l'os iliaque qui mettra en évidence la néphromégalie) et engendrera une stase intestinale, donc une constipation.

Le vétérinaire peut compléter son diagnostique à l'aide d'un dosage sanguin, d'un examen des cristaux d'urâtres, et grâce à une radiographie qui mettra en évidence l'augmentation d'opacité radiologique du rein et éventuellement la coprostase.

Le traitement consistera principalement en une réhydratation franche, eventuellement une antibiothérapie et des injections calciques.
Inutile de préciser que le vétérinaire est alors indispensable.

9. Pathologies de la langue :


On les observe généralement lorsque l'animal ne cible plus droit, ou lorsque la langue sort de manière incomplète, voir pas du tout, ou lorsqu'elle a du mal à regagner sa place dans la cavité buccale.

Les causes peuvent être la déviation de la langue à cause d'une masse mandibulaire conséquente à une stomatite, la blessure de la langue par une proie, ou lors de la capture d'une proie, si la langue reste collée en position d'étirement quasi maximal, on peut avoir une élongation ou une ankylose musculaire diminuant le rendement des muscles pro tracteurs.
Une hypocalcémie entraînant une baisse de tonus musculaire n'est pas à exclure.

Lorsque la langue pend hors de la cavité buccale, le seul traitement efficace pour éviter blessures et infection est malheureusement l'ablation de la langue, avec les conséquences que cela implique, à savoir un gavage alimentaire et hydrique par l'éleveur.

Les troubles de la motilité doivent mener à un examen attentif de la langue sous anesthésie, et l'hypocalcémie éventuelle corrigée.

Si la cause en est une stomatite, un traitement antibiotique et de nettoyage méticuleux de l'abcès doit être entrepris.

L'administration de proie à la faible valeur nutritive peut servir de rééducation de la langue (petites mouches !)

10. Troubles de la mue :


Ils sont généralement conséquents à une inadaptation des paramètres de maintenance, à savoir une température trop basse, une hygrométrie trop basse, une déshydratation chronique, une parasitose cutanée, des dermites ou des cicatrices de brûlure gênant le décollement de l'exuvie.

Le problème de ces troubles se présente surtout lorsqu'un fragment d'exuvie se présente sous forme d'anneau serré autour du doigt, du segment de patte ou de queue.
Le garrot ainsi engendré entraînera une diminution de la vascularisation de la partie en aval et sa nécrose, et plus grave, une gangrène.

Il est donc important de veiller au bon déroulement de la mue de votre animal, encore plus lorsque celui-ci est en phase de croissance et que son développement est rapide.
Une exuvie en anneau enserrant un doigt ou la queue peut se finir de maniere dramatique chez un juvénile.

11. L'obésité :


Elle est conséquente à une suralimentation.
Le problème du caméléon, c'est que malgré une alimentation clairsemée en nature, est un insatiable mort de fin, capable d'ingurgiter tout et n'importe quoi dans des proportions qui frisent le n'importe quoi.
Le problème c'est qu'ils semblent stocker les graisses autour des organes nobles avant de les stocker dans les parties sous cutanées ou elles se voient, tant et si bien qu'un caméléon qui semble obèse à toute les chances d'être un "foie jaune".

Chez les femelles, ceci peut se traduire par une ponte blanche, dont les problèmes d'expulsion sont malheureusement connus.

Donc une administration parcimonieuse de la nourriture, tant au niveau quantitatif, que qualitatif (attention aux vers de farine et aux teignes de ruches qui sont hyper gras), avec un ou deux jours de jeune par semaine sont primordiaux pour leur bonne santé.
A moins que vous vouliez d'un caméléon américain.

12. Ostéofibrose :


Communément appelée maladie ostéofibreuse métabolique, MOM.
Un caméléon atteint de MOM sera souvent atonique, aura du mal à se tenir sur ses pattes, aura le ventre qui traîne sur sa branche, des anomalies au niveau du casque (surtout chez les calyptratus) et peut présenter des déformations au niveau des membres, conséquences de fractures spontanées ou dues aux chutes.
Il aura une mâchoire en caoutchouc, la mandibule inférieure ayant la caractéristique de se déformer à l'ouverture ou à la fermeture de la bouche.
Tout ceci peut s'accompagner de troubles de la propulsion ou de la pro traction de la langue.
Le caméléon ayant du mal à tenir sur sa branche, ou le trouvera alors plus souvent prostré au sol, les pattes repliées.
Les myoclonies peuvent faire partie des symptômes, car la survenue de la maladie est liée à certains paramètres influant sur la tonicité musculaire.

Il important de préciser que le caméléon a besoin de plusieurs choses pour assurer un métabolisme osseux normal :
- de la vitamine D3, qui est fabriquée par la transformation d'un précurseur (synthétisé par le corps de ce dernier) grâce aux UVb qui frappent la peau.
- Cette vitamine D3 joue un rôle important dans l'absorption du calcium par les intestins.
- Le calcium sanguin permet une ostéosynthèse optimum de la carcasse osseuse, et une tonicité musculaire normale.

Donc la MOM survient si l'éclairage UVb est de mauvaise qualité ou inexistante (d'où l'intérêt de posséder une vitalux ou une sanolux), si la supplantation en Vitamine D3 et en calcium est inappropriée, si le rapport phosphocalcique des proies est très déséquilibré.
Je précise que l'os est en perpétuel remodelage, une partie tant à se détruire pendant qu'une autre se reconstruit, la phase "créatrice" est influencée par le calcium, la phase destructrice par le phosphore.

Une hypervitaminose D3 pouvant être très néfaste pour l'animal, ainsi q'une hypovitaminose, et étant donné que le dosage n'est pas évident, il est important de privilégier les sources d'apport externes.
A savoir qu'il est donc important de nourrir correctement les proies administrées( citronbleu a donné une recette magique de petits cubes réalisés grâce à une ...appétissante mixture dans la section alimentation) afin que celles-ci soient aussi nutritives et aussi équilibrées que l'ont peut trouver dans leur milieu naturel ( mahafaly a justement déjà souligné qu'il n'y a personne qui saupoudre les insectes de la foret toute les semaines, donc l'apport se fait grâce à la chaîne alimentaire), ceci afin de pouvoir n'administrer que des doses raisonnables dans des délais raisonnables de supplantation vitaminique.

La calcémie peut être entretenue en supplémentant à l'aide de poudre de carbonate de calcium.
IL EST PRIMORDIAL D'AVOIR UN ECLAIRAGE CORRECT !!!!!!
Les traitements existent, mais étant donné que ce syndrome pathologique est d'origine métabolique, le traitement est long, et si l'animal est bien atteint, il est voué un pourcentage d'échec assez conséquent.
La meilleure solution est une attention préventive.
Sauver un animal atteint de MOM coûtera bien plus cher qu'une vitalux...

13. Les parasitoses :


Elles sont à classer en deux parties, les parasitoses externes et les internes.
Il y a plus de chances d'avoir à faire affaire à elles avec un animal d'origine sauvage, qui lui est parasité à coup sur.
- Les parasites externes :
Généralement, il s'agit de tiques, d'aquariens et des larves de diptères.
Ils sont généralement visibles, entre deux écailles.
Ont retire les tiques après les avoir tuées à l'éther (avec un coton tige) avec une pince.
Il existe des pinces spéciales utilisées pour les chiens, qui permettent de les retirer en un demi tour de pince.
Il existe des acaricides, que l'on utilise en "nettoyant" l'animal à l'aide d'un chiffon imbibé.
Une bonne hygiène du terra consiste en le meilleur remparts contre ce genre de bestiole.

- Les parasites internes :
S'ils sont accompagnés de stress, ils génèrent souvent des pathologies plus profondes, souvent fatales à l'animal.
Il y a les nématodes, qui comportent plusieurs familles de vers parasites.
Les ascaridés, qui une fois adultes peuvent migrer vers les organes nobles (poumons, foie...)
Les oxyuridés
Les rhabditidés qui preferent les poumons pour leurs petites colonies et qui entraînent souvent des pneumopathies vermineuses souvent mortelles.
Les filaridés, que l'on, retrouve se baladant sous la peau de nos compagnons....
Puis, les protozooses, c'est-à-dire les parasites digestifs : flagellés, amibes, coccidies, hématozoaires...
Les symptômes sont souvent peu évident, et une coproculture permet de les mettre en évidence, ou l'examen d'un frottis sanguin.
Le traitement est laissé au libre choix du vétérinaire, et la prévention se fait grâce à une sévère quarantaine de tout nouvel individu, ainsi qu'une hygiène poussée du terra et de ces nouveaux éléments.

14. Les pneumopathies :


Elles sont courantes chez les reptiles en captivités, et laissent souvent de bien tristes vide dans les terras, car souvent fatales.
Elles peuvent être d'origine bactérienne, conséquentes de la diffusion d'agents pathogènes provenant d'autres sites infectieux, à savoir une stomatite mal soignée par exemple.
Elles surviennent également sur un animal fragilisé par de mauvaises conditions environnementales de maintenance.
Elles peuvent être également d'origine virale et parasitaire, par des nématodes décris plus haut par exemple., d'origine mycosique, et surtout la tristement célèbre aspergillose pulmonaire, qui se traite par antifongique par aérosols, et qui laisse très peu de chances de survie...

Une pneumopathie est mise en évidence par un gène respiratoire, caractérisée par une respiration rapide, spasmodique, gueule ouverte, avec parfois un oedème gulaire signe de dyspnée, une hyper salivation et une béance de l'orifice glottique, du quel peut s'échapper du mucus, souvent purulent.
Je ne m'étalerai pas sur les examens complémentaires ou sur les traitements, car un animal atteint d'une telle pathologie doit être montré à un vétérinaire.
Si quelqu'un veut connaître les détails, il les trouvera dans le livre de Lionel Schilliger dont sont tirées ces infos, et dont les références sont citées à la fin de l'article.

15. Les prolapsus :


Il s'agit de la protrusion d'un organe interne à l'extérieur du corps par voie naturelle, en l'occurrence ici, le colon qui sailli par le cloaque.
Il y a plusieurs étiologies à cette pathologie :
La première c'est la coprostase, et les efforts musculaires pour tenter d'expulser le fécalome, qui engendre une saillie du colon terminal.
La deuxième est due à une hypotonie des muscles lisses du colon qui découle d'une hypocalcémie prolongée.
La troisième, qui reste hypothétique, serait due à une anomalie musculaire d'origine génétique, chez des animaux issus d'une filière ultra consanguine.
Le prolapsus colorectal se caractérise par un renflement externe de couleur vineuse ou marron au niveau du cloaque.
La manoeuvre qui vise à faire rentrer le colon dans son logement d'origine étant délicat, il est fortement recommandé de le faire faire par un vétérinaire.
La marche à suivre est d'humidifier la partie saillante à l'aide d'un petit linge mouillé afin d'éviter l'assèchement du prolapsus qui mènerai alors à son amputation.

Un prolapsus d'un oviducte peut exister, ainsi qu'un prolapsus des hémipénis.
Toute manoeuvre de réduction doit être confiée à une personne plus que compétente.
Comme à l'accoutumée, la meilleure solution reste la prévention, celle de la coprostase, et celle de l'hypocalcémie.

16. Les stomatites :


C'est une infection de la cavité buccale, le plus souvent du à l'inflammation puis à la formation d'un abcès conséquente le plus souvent à une blessure par une cuticule d'insecte.
Elle survient plus facilement quand l'état général de l'animal est plutôt mauvais.
Une abrasion rostrale est un facteur qui peut être favorisant voir déclanchant.

Les symptômes sont :
Un refus de s'alimenter, ou une déviation de la langue lors de la chasse.
Un abcès mandibulaire, parfois visible par une masse sous la mandibule qui généré une asymétrie de la mâchoire vue de face.
Une déviation de la langue dans la cavité buccale par une masse mandibulaire, un abcès souvent purulent ou sanguinolent dans la cavité buccale.

Si celle-ci est diagnostiquée à temps, elle peut être traitée par une désinfection de l'abcès à l'aide d'un antiseptique (chlorexhidine) sur un coton tige, après avoir au préalable retiré la cuticule ou la partie blessante si elle est toujours là.
Une antibiothérapie de couverture peut être lancée, par Baytril ou mieux par du Marbocyl, dosé par un vétérinaire.

L'alimentation et l'hydratation peuvent être forcées au besoin.

Darksuburban

Toutes les informations présentes dans cet article sont issues de notre expérience personnelle à tous, et en grande majorité tirées du livre :
Guide pratique des maladies des reptiles en captivité

Par Lionel Schilliger, éditions MED'COM

Cet article a été rédigé par Darksuburban le 17/09/2006.